L’élevage de volailles :

Chaque années, sont élevées un peu plus de 10000 volailles, essentiellement despoulets de race cou-nu mais aussi des pintades et des chapons pour Noël. L’intégralité est vendu « prêt à cuire ».
La prestation d’abattage est effectuée dans un abattoir local (à 9 km de la ferme) évitant de longs trajets stressants pour les animaux.
100 % de mes volailles arrivent à 1 jour à la ferme et sont nourris exclusivement avec mes céréales.
J’ai fixé l’âge minimal d’abattage à 96 jours pour les poulets (81 pour les poulets bio du commerce), 110 jours pour les pintades et 200 jours pour les chapons afin de développer les qualités organoleptiques de mes volailles.
Production de céréales et oléoprotéagineux

Les céréales et oléoprotéagineux sont cultivés sur environ 100ha en rotation avec la luzerne. Appartenant à la famille des légumineuses, celle-ci vit alors en symbiose avec une bactérie, le rhizobium qui fixe l’azote atmosphérique sur les racines de la plante hôte. De ce fait, la luzerne permet d’apporter une quantité très importante d’azote au sol, nutriment essentiel à la croissance des plantes. Après sa destruction, les cultures suivantes vont pouvoir bénéficier de cet azote pendant 2 ou 3 ans… Et ainsi de façon naturel et gratuit !
En outre, par son système racinaire très puissant, la luzerne restructure le sol en le décompactant et étouffe la plupart des mauvaises herbes, assurant des champs relativement propres, le désherbage mécanique est alors beaucoup plus facile pour les cultures suivantes.
Les cultures destinées à mon élevage
- Le méteil, mélange de céréales et de protéagineux (10 à 20 ha) : je sème en même temps du blé, de la fèverole, du pois et du fenugrec.
Ces plantes n’ont pas les mêmes besoins et par conséquent il y a peu de concurrence entre elles.
Cela permet d’obtenir un rendement supérieur à une culture pure et d’avoir moins de problème de mauvaises herbes (car peu de place pour ces dernières). - Le maïs (8 à 12ha) : culture irriguée, il constitue la base des rations alimentaires de mes volailles.
- Le tournesol (6 à 12 ha) : L’intégralité de ma production est pressée pour en faire de l’huile pour l’alimentation humaine. La partie solide, le tourteau, est une source de protéine pour les poulets.
- Le soja (10 à 12 ha) : source de protéine majeure, après torréfaction (pour détruire les facteurs anti-nutritionnels contenus naturellement dans la graine), il est lui aussi irrigué.
La majeure partie de la production est stockée et transformé sur la ferme en alimentation pour les poulets (mélange de différentes céréales et de protéagineux broyés).
Les cultures destinées à l’alimentation humaine : elles sont vendues aux Fermes de Chassagne auxquelles je suis associé coopérateur :
- Les lentilles (8 à 12 ha) : elles sont associèes au semis à de la cameline qui lui sert de tuteur. Sans cette dernière la récolte serait beaucoup plus délicate car à maturité les lentilles sont proches du sol.
- Le petit épeautre (10 ha) : céréale ancienne pour la fabrication du pain
- Le sarrasin (5 à 10 ha) : cultivé en fin de rotation dans mes parcelles à faible potentiel
Fourrage :
Les prairies (10 ha) : Toutes les petites parcelles (moins d’un hectare) sont laissées en prairies permanentes car de part leur surface, elles sont peu rentables à cultiver . Ce sont des îlots de biodiversités.
Les cultures énergétiques :
J’ai planté, en 2011, 10 ha de Robinier (acacia) sur des mauvaises terres. Or cette espèce s’y plaît.
La récolte s’effectue tous les 10 ans. Le bois est transformé en copeau pour alimenter des chaudières à biomasse.
